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Face à la perte capillaire, phénomène inéluctable chez certains hommes, les promesses abondent, mais un résultat durable demeure illusoire. Sérums, injections, compléments, astuces soi-disant miraculeuses… presque aucune solution prometteuse. En revanche, la greffe capillaire s’impose aujourd’hui comme la seule méthode capable de faire repousser de vrais cheveux naturels durablement résistants à la chute. Comment restaurer une chevelure naturelle tout en protégeant les cheveux existants ?

La calvitie, banale pour certains et déterminante pour d’autres

La calvitie s’installe souvent progressivement, à partir de la trentaine ou plus tôt, laissant certains s’y préparer mentalement, tandis que d’autres vivent une perte rapide et difficile à assumer. Bien que banalisée, son impact personnel est loin d’être anodin, notamment dans la perception de l’image de soi et la perception d’un sentiment de vieillissement.  Pour l’homme actif dans le monde des affaires, de la société des relations et de la sphère du luxe, comme pour le jeune adulte jovial en pleine vitalité, la chevelure joue un rôle important et symbolique. D’ailleurs, la perte de cheveux semblait autrefois définitive, instaurant une forme de résignation silencieuse et tacite. Aujourd’hui, cette vision a radicalement changé grâce à l’avènement de la greffe capillaire qui permet de retrouver de vrais cheveux et non une illusion temporaire.

C’est quoi la greffe capillaire ?

La greffe capillaire n’est pas un acte esthétique aux résultats éphémères. C’est une véritable solution durable, capable de redonner une chevelure réelle lorsqu’elle peut être adoptée et là où elle est placée au niveau des zones dégarnies ou clairsemées. Elle restaure de vrais follicules vivants et actifs, prélevés des zones de la couronne hippocratique, bande de cheveux située à l’arrière et sur les côtés de la tête, résistante à l’hormone responsable de la calvitie androgénétique. C’est pourquoi ces follicules réimplantés continueront de pousser toute la vie et ne seront pas affectés par ce type d’alopécie, le plus répandu. Chaque implantation est minutieusement réalisée pour respecter l’angle, l’orientation et la densité des cheveux existants, offrant un résultat subtilement naturel et discret en parfaite harmonie avec le visage. Ainsi, la greffe capillaire offre une transformation progressive, naturelle et durable. Pourtant, elle est loin d’être une solution miracle puisque les follicules non transplantés, particulièrement sur le sommet ou la ligne frontale, restent vulnérables à la chute et détériorent le résultat. Alors, devrait-on recourir à d’autres séances de greffe ? Le capital capillaire de la couronne hippocratique sera-t-il suffisant ?

Greffe capillaire : de la technique à l’art

Depuis longtemps, la greffe capillaire était entourée de doutes et de critiques. Les premières techniques n’étaient pas entièrement discrètes. Elles laissaient une cicatrice perceptible derrière la tête qui correspondait à la bande de cuir chevelu prélevée, ensuite minutieusement découpée en multiples greffons, nettoyés et délicatement épurés, chacun contenant entre 1 et 3 cheveux. Cette cicatrice oblige les individus à garder des cheveux un peu longs pour la camoufler. Grâce aux progrès technologiques, la discipline a profondément évolué en utilisant des méthodes modernes, telles que la FUE (Follicular Unit Extraction). Il s’agit de prélever à l’aide d’une instrumentation spéciale ou encore avec l’utilisation de machines, les follicules unité par unité, sans cicatrice linéaire mais plutôt punctiforme souvent imperceptible. Ces follicules sont réimplantés avec une rapidité remarquable et un réalisme surprenant. En réalité, chaque implantation, en apparence simple, demande une précision minutieuse pour reproduire avec exactitude l’angle et l’orientation de la tige capillaire tout en se rapprochant de la densité naturelle des cheveux. Cette minutie de travail transforme la greffe en un véritable art chirurgical qui exige un savoir-faire raffiné, une vision artistique, une précision chirurgicale et une patience hors du commun.

Greffe et traitements : l’alliance gagnante pour une chevelure durable

La greffe des cheveux est aujourd’hui la solution idéale permettant de restaurer de vrais cheveux résistants à la chute, mais il faut posséder un capital suffisant pour un résultat naturel et harmonieux. Bien qu’elle recrée une chevelure authentique, la greffe capillaire ne permet pas de stopper la progression de la calvitie sur le reste du cuir chevelu où certains cheveux continuent à s’affiner avec le temps et tomber. C’est pourquoi la combinaison avec des traitements médicaux ciblés permet de maintenir une chevelure stable aussi longtemps que possible en évitant de nouvelles séances de greffes capillaires rapprochées. En effet, le minoxidil, appliqué localement, stimule la circulation, optimise l’apport en nutriments et en oxygène, ce qui renforce les follicules existants et lutte contre leur affaiblissement, tandis que le finastéride bloque partiellement la DHT (dihydrotestostérone), l’hormone responsable de la miniaturisation et de l’alopécie androgénétique. Utilisés avant l’intervention, ces traitements stabilisent la perte et optimisent l’état des follicules à transplanter, permettant au chirurgien de planifier une densité et une ligne frontale parfaitement harmonieuses. Après la greffe, ils protègent les cheveux naturels, réduisent le risque de nouvelles zones dégarnies et prolongent la pérennité du résultat. Cette approche globale et intégrée ne se contente pas seulement de restaurer la chevelure dans les zones dégarnies, mais amoindrit l’intensité et l’importance de la chute pour offrir un résultat élégant et durable tout en incarnant la continuité de soins et de l’attention pour sa chevelure. Ainsi, retrouver ses cheveux devient un acte à la fois esthétique et stratégique, un investissement dans la confiance, le regain du charisme et de son image, alliant sophistication, discrétion et innovation.

Imen MEHRI TURKI

Expert en Stomatologie, Chirurgie Maxillofaciale et Esthétique

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