« Une mère de famille à Nabeul qui ne laisse plus ses enfants jouer dehors le matin. Un jogger de la Marsa mordu au mollet. Ce printemps 2026, les chiens errants ne font plus seulement peur — ils font les gros titres. »
📢 Une crise qui prend de l’ampleur
Les signalements se multiplient sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines. Dans le Grand Tunis, à Sousse, à Nabeul, des citoyens racontent des agressions, certaines graves, impliquant des meutes de chiens errants. Des enfants, des personnes âgées, des sportifs matinaux : personne ne semble épargné.
Derrière la peur des morsures se cache une menace plus silencieuse et plus mortelle : la rage. Malgré les campagnes de vaccination ponctuelles, cette maladie continue de circuler. Et pour cause : tant que la population canine non contrôlée continue de croître dans les quartiers résidentiels, aucune vaccination partielle ne suffit.
🔍 Pourquoi le problème ne se résout pas ?
La prolifération des chiens errants en Tunisie n’est pas une fatalité. C’est le résultat de plusieurs dysfonctionnements qui se cumulent depuis des années.
Les poubelles débordantes sont une cantine permanente. Tant qu’il y a de la nourriture, la reproduction continue.
Des milliers de chiens domestiques sont jetés à la rue chaque année, souvent non stérilisés.
Le protocole (Capture, Stérilisation, Vaccination, Relâcher) manque cruellement de moyens et de structures.
⚖️ Abattage contre stérilisation
Face à la pression, certaines municipalités optent pour les battues administratives. Mais pour les associations de protection animale, cette méthode est un échec : éliminer un chien laisse une place vide qu’un autre occupera aussitôt.
L’approche scientifique : Seule la stérilisation massive couplée à la vaccination peut faire baisser durablement la population. C’est une solution humaine qui protège à la fois l’animal et l’homme.
⚠️ Que faire en cas de morsure ?
- En attendant une solution nationale, le risque existe. Et il faut savoir réagir vite. En cas de morsure ou de griffure par un chien errant, les gestes sont les suivants : laver abondamment la plaie à l’eau et au savon pendant au moins quinze minutes, la désinfecter soigneusement, puis se rendre sans délai dans un centre de santé ou à l’Institut Pasteur le plus proche pour entamer le protocole vaccinal antirabique.
Une donnée à retenir absolument : la rage est mortelle à 100 % une fois déclarée. Elle est évitable à 100 % par le vaccin. Chaque heure compte.