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Il reste encore quelques jours avant la rentrée. Les cartables vont bientôt remplacer les sacs de plage, les réveils matinaux, les grasses matinées et le calendrier scolaire va reprendre ses droits. Mais à Salakta, l’été semble vouloir jouer les prolongations.

Pour rejoindre cette petite cité côtière, le voyage commence à Tunis. On prend l’autoroute en direction du Sahel, puis on poursuit vers Sousse et Monastir avant de prendre la direction de Mahdia. À mesure que l’on quitte les grands axes, le paysage change. La circulation se fait moins dense, les villes s’espacent et la route prend un rythme plus tranquille. Il faut ensuite poursuivre vers Ksour Essef, avant de rejoindre Salakta, située à quelques kilomètres seulement. Le trajet routier depuis Tunis est d’environ 210 kilomètres.

Mais au-delà des kilomètres, c’est surtout le changement d’atmosphère qui marque le voyage. Peu à peu, le bruit de la ville s’éloigne. La route traverse un paysage plus ouvert et, à l’approche du littoral, l’air marin se fait sentir. Puis la mer apparaît.

La plage accueille encore les derniers vacanciers de la saison. Les enfants profitent de leurs dernières baignades avant de retrouver les bancs de l’école. Les adultes, eux, semblent vouloir retenir ces quelques journées de liberté.

La mer est calme, lumineuse, presque apaisante. Le regard se perd facilement dans le bleu de l’horizon. Sur le rivage, les vagues viennent doucement mourir sur le sable avant de repartir.

Rien ne presse. On marche au bord de l’eau, on s’arrête quelques instants, on regarde les baigneurs. La simplicité du paysage fait partie du charme de Salakta, dont la plage est notamment connue pour la limpidité de ses eaux et le caractère paisible de la zone.

En cette fin de saison estivale, la ville offre un visage différent de celui des grandes stations balnéaires. L’animation est plus discrète et l’ambiance plus familiale. Il suffit de s’installer près de la mer pour comprendre ce qui attire ici les habitués. Le vent apporte une fraîcheur bienvenue, les conversations se mêlent au bruit des vagues et les heures passent sans que l’on ressente le besoin de consulter sa montre. Ainsi, la région possède cette douceur des endroits où l’on peut simplement prendre son temps. Une baignade, une promenade, quelques heures sur le sable. Rien de plus, et pourtant cela suffit.

À l’approche de la rentrée, la plage devient le dernier refuge des vacances. Les enfants jouent encore dans l’eau comme si septembre n’existait pas. Les parents profitent de ces moments avant le retour aux horaires, au travail et aux obligations quotidiennes.

Dans quelques jours, les serviettes de plage seront rangées et les cartables retrouveront leur place dans les maisons. Alors, on profite davantage de chaque baignade, de chaque rayon de soleil et de chaque instant passé face à la mer.

En fin d’après-midi, la lumière devient plus douce. La plage commence progressivement à se vider. Certains rangent leurs affaires, d’autres restent encore un peu, assis face à l’horizon. C’est souvent à ce moment-là que Salakta révèle le mieux son caractère. Le calme revient doucement. Le vent accompagne les derniers promeneurs et la mer continue son mouvement régulier.

Une échappée belle sans artifice

Salakta ne cherche pas à impressionner. Elle séduit autrement : par son calme, son paysage marin et cette sensation agréable de pouvoir mettre le temps entre parenthèses. On ne vient pas forcément chercher une multitude d’activités. On vient respirer, se baigner, marcher et profiter des dernières heures de l’été.

Samira Hamrouni

Equipe Rédaction La Presse de Tunisie - Responsable magazine la presse

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