Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dimanche 7 juin, l’ensemble des membres de l’équipe nationale avant leur départ pour les phases finales de la Coupe du monde de football. Dans une atmosphère empreinte de gravité et de ferveur patriotique, le Chef de l’Etat a rappelé que chaque joueur est avant tout le porteur d’un drapeau, l’incarnation d’une nation qui attend de lui courage et dépassement.
« Il faut oublier la défaite 5-0 », a-t-il martelé, « bien au contraire, cela doit renforcer votre volonté et vous donner la rage de vaincre ». Pour Kaïs Saïed, l’échec n’est pas une fin mais une forge : il trempe les âmes et aiguise les esprits. L’époque des participations symboliques est révolue ; désormais, chaque match doit être abordé comme une bataille où l’honneur national est en jeu.
Le Président a insisté sur la primauté du mental : « La préparation physique compte, certes, mais c’est la force du mental qui tranche ». Dans cette phrase, toute une philosophie se déploie : le corps peut s’entraîner, mais c’est l’esprit qui gagne. La victoire se construit dans la tête avant de s’inscrire sur le tableau d’affichage.
Évoquant les grandes étapes de la participation tunisienne aux compétitions internationales, Kaïs Saïed a rappelé que certaines performances sont restées gravées dans la mémoire populaire parce qu’elles ont su émerveiller le monde.
La Tunisie, selon lui, demeure capable de susciter l’admiration, à condition de croire profondément en sa capacité à relever les défis.
Au-delà du sport, le Président a défendu une vision : celle d’une jeunesse qui ne se contente pas de jouer, mais qui combat pour un symbole, pour un drapeau. La culture de la défaite, a-t-il averti, est plus lourde que la défaite elle-même ; elle mine les esprits et affaiblit les nations. À l’inverse, la rage de vaincre, nourrie par l’amour du pays, peut transformer chaque joueur en ambassadeur de la dignité tunisienne.