À chaque nouvelle édition du Mondial qui mobilise l’opinion publique dans tous les pays du monde, la Fifa propose de réformer le football en profondeur en adoptant de nouvelles règles et de nouveaux formats de compétition. Cette 23e édition enregistre l’arrivée de quatre sélections qui découvriront ainsi la Coupe du monde cet été : le Cap-Vert, la Jordanie, l’Ouzbékistan et le Curaçao.
Premier changement majeur : pour la première fois, l’événement aura lieu dans trois pays distincts et 16 villes.
Les Etats-Unis, déjà hôtes de la compétition en 1994, accueilleront 78 rencontres dans 11 villes différentes. Le Mexique et le Canada seront également à l’honneur avec 13 rencontres chacun organisées sur leurs sols. De fait, pour la première fois, il y aura trois mascottes (Maple, Clutch et Zayu).
Il n’en demeure pas moins que l’édition 2026 est bel et bien historique. Elle l’est pour plusieurs facteurs. Tout d’abord par son gigantisme (48 équipes, 104 matchs, 16 stades, des milliers de kilomètres à parcourir). Elle est appelée ensuite à brasser des sommes, des produits financiers énormes, qui ont des répercussions majeures aux niveaux économique, logistique, politique et environnemental.
L’argent nerf de la guerre, la Fifa a agité des sommes considérables pour encourager les participants à offrir le meilleur spectacle possible, ce qui engendrera des retombées financières phénoménales.
Tablant sur une manne de près de 30,5 milliards de dollars.
Mais ce gigantisme impose aux équipes participantes et aux supporters des distances de déplacement inhabituelles qu’il s’agit de contrôler à la minute près, en plus des prix de billets jugés exorbitants.
Ce Mondial 2026 se déroulera par ailleurs et pour la première fois, sous des cieux menaçants de par le monde. Les conflits rendent cette organisation tripartite difficile, en raison des tensions qui règnent entre un des pays organisateurs et une des équipes participantes, en plus des réglementations en vigueur au niveau des règles strictes régissant l’immigration aux USA.
Côté climat, les différences dans les trois pays organisateurs posent un problème de base. Cela a obligé l’instauration de «pauses fraîcheur» régulières pendant les rencontres, à l’effet de faire face aux fortes chaleurs qui règnent dans les pays hôtes. Nous sommes loin des stades climatisés de Dubaï.
Mais, nous avions pensé que le Qatar avait placé la barre assez haut, et voilà que cette organisation tripartite l’élève davantage. De quoi penser que dorénavant, il serait difficile, qu’un pays, seul, pourrait répondre aux exigences d’une compétition devenue planétaire, aux coûts exorbitants, dépassant toutes les normes connues jusque-là.