Structure impressionnante de verre et d’acier, le nouvel aéroport d’Istanbul, la plus grande vitrine du pays, affiche, en effet, une modernité et une grandeur insolente et sans complexe qui relèguent au second plan les plus grands hubs du Vieux Continent. Implanté dans la partie européenne, classé second derrière Londres Heathrow, accueillant plus de 80 millions de passagers par an et dont les vols desservent plus de trois cents destinations, l’aéroport s’est doté des dernières technologies de pointe afin de faciliter l’enregistrement et d’éviter les longues et harassantes files d’attente aux passagers. Des comptoirs d’enregistrement ont été spécialement aménagés pour les familles accompagnées d’enfants, aussi bien pour les vols internationaux que pour les liaisons intérieures. Des bornes automatisées permettent aux passagers munis de leurs passeports d’effectuer eux-mêmes les formalités d’enregistrement et d’obtenir leur carte d’embarquement, sans recourir aux agents présents aux comptoirs. Ceux-ci restent disponibles pour accompagner les voyageurs confrontés à une difficulté.
L’attention portée aux passagers se prolonge jusque dans les espaces d’attente. Des aires de jeux ont été aménagées au sein de l’aéroport pour les enfants qui trouveraient le temps d’attente trop long tandis que des agents de sécurité circulent sur leur trottinette électrique pour contrôler si tout va bien et s’il n’y a aucun problème de sécurité. Des voiturettes électriques alimentées par des bornes ont été mises à la disposition des passagers âgés, des personnes à besoins spécifiques et des enfants afin de pouvoir se déplacer dans les terminaux immenses. Pour faciliter le déplacement des passagers à la sortie de l’aéroport d’Istanbul, des dessertes sont assurées par divers moyens de transport.
Tour de Galata: un panorama à couper le souffle
Le trajet vers le centre-ville dure un peu plus d’une heure sur de grandes voies ultramodernes sur lesquelles la circulation est fluide. Au loin, derrière les lignes contemporaines des infrastructures, commence à se dessiner sous nos yeux, une autre facette de la métropole : celle d’une ville pétrie d’histoire dans laquelle les peuples qui ont foulé son sol ont laissé leur empreinte, à chaque détour d’une ruelle et jusque dans les moindres détails des maisons et des monuments historiques au charme désuet. Dans l’un des quartiers animés d’Istanbul, Beyoglu plus précisément, la tour de Galata dresse sa gigantesque silhouette. Pour arriver jusqu’à ce monument historique construit au XIVe siècle, du haut duquel la vue sur le Bosphore et la Corne d’or est à couper le souffle, il faut traverser et escalader des ruelles étroites pentues et pavées, bordées de part et d’autre de commerces joliment achalandés et de magasins où les nombreuses variétés de confiseries, de petits gâteaux et de loukoums turcs sont une invitation à la dégustation.
Nos tribulations nous conduisent sur la très belle avenue commerçante Istiklal, grouillante de monde et où le contrôle par les agents de la sécurité a été renforcé depuis les derniers attentats qui ont été commis à Istanbul. Ici, toutes les nationalités se croisent dans une ambiance bariolée et cosmopolite; les barrières de la langue et des cultures s’estompent l’espace d’un après-midi, donnant l’impression que toute cette population, qui flâne pour certains et marche à pas pressés pour d’autres, ne forme qu’une. Entre tradition et modernité, la vieille ville d’Istanbul dévoile, au fil de nos pas, un patrimoine architectural d’une richesse exceptionnelle. Baignées par l’ombre des arbres, des bâtisses ottomanes multiséculaires aux pierres patinées par le temps, figées dans le passé et chargées d’histoire, côtoient des édifices contemporains dans une harmonie parfaite. C’est cette cohabitation particulière qui confère à la métropole ce charme et ce cachet si singuliers, qu’on ne retrouve dans aucune ville européenne, reflet de ce mariage réussi entre les cultures occidentale et orientale.
Au cœur d’Istanbul, la Mosquée Bleue et sa beauté magique
Sur la place de Sultan Ahmet, passage obligé des visiteurs et des touristes désirant découvrir l’histoire du pays à travers ses sites historiques et ses monuments religieux, se dresse la Mosquée Bleue, un chef-d’œuvre architectural et religieux imposant avec ses minarets au nombre de six qui s’élancent vers le ciel, avec au centre une immense coupole.
Pour pénétrer dans ce lieu de culte, qui accueille entre 3 et 4 millions de visiteurs par an, les règles sont strictes pour les locaux et les étrangers. Il faut se voiler la tête et enlever ses chaussures. A l’intérieur, malgré la présence de nombreux visiteurs de diverses nationalités, le bruissement des voix se fait doux, presque silencieux et l’atmosphère quasi mystique invite à la méditation et au recueillement. Il est impossible, en levant la tête, de ne pas être saisi d’émerveillement devant l’immense dôme tapissé de milliers de céramiques bleues à motifs floraux qui confère à la lumière entrant par les vitraux des reflets plongeant le lieu dans une ambiance hors du temps. C’est l’âme légère et empreinte de sérénité qu’on finit par ressortir de ce haut lieu de culte religieux.
A l’extérieur, à l’emplacement de l’ancien Hippodrome de Constantinople, qui a accueilli des courses de chars du temps de l’empire byzantin, deux monuments attirent le regard: la Colonne Serpentine et l’obélisque égyptienne, des trophées rapportés respectivement de Grèce et d’Egypte par les empereurs de l’époque, symbolisant le prestige et la grandeur de l’empire byzantin et qui représentent, aujourd’hui, ce précieux trait d’union entre les civilisations anciennes et le monde contemporain.
Sainte Sophie: Une magnificence intérieure saisissante
A une centaine de mètres, un autre monument historique et religieux captive le regard et force l’admiration; il s’agit de Sainte Sophie également connue sous le nom de “Sagesse divine”. La basilique construite et reconstruite plusieurs fois, entre le 4e et le 6e siècles, a été reconvertie en mosquée sous l’empire ottoman. A peine le seuil franchi, la grandeur de ce monument impose le respect. A l’intérieur de cet édifice où des travaux de restauration sont effectués comme on peut le remarquer en observant les gigantesques échafaudages installés dans une partie de l’édifice, la magnificence du lieu suscite la stupéfaction admirative des visiteurs. La hauteur vertigineuse qui sépare la magnifique coupole au centre du sol, les immenses colonnes en pierre brute, la parfaite symétrie entre les voûtes et les vitrails et les immenses fresques en mosaïque, qui tapissent les murs, mettant en scène Jésus Christ, la Vierge Marie et des figures impériales, reflètent la prouesse technique et le savoir-faire des artisans de l’époque.
De grands médaillons calligraphiques, teintés de vert, sur lesquels sont mentionnés les noms de prophètes musulmans suspendus en dessous de la coupole centrale, et qui se conjuguent dans une parfaite harmonie avec le style byzantin chrétien, rappellent, par ailleurs, qu’au XVe siècle, le sultan ottoman a mis fin à l’ère chrétienne de Constantinople et a transformé la basilique en mosquée, symbolisant, ainsi, la victoire de l’empire ottoman sur l’empire byzantin. Chaque visiteur en ressort émerveillé, impressionné par cette splendeur et cette grandeur qui ont traversé les siècles. Mais la magie ne s’arrête pas là.
La magie mystérieuse de la Citerne Basilique
Un autre endroit vaut le détour, alimentant ce sentiment d’admiration et cet émerveillement ressenti en visitant tous ces lieux qui témoignent de la grandeur des civilisations byzantine et ottomane: la Citerne Basilique cachée sous les rues de la vieille ville d’Istanbul. Pour accéder à cette immense réserve d’eau souterraine, construite au Ve siècle, sous le règne de Théodose II, il faut descendre un escalier qui débouche sur un site souterrain, qui s’étend sur une superficie immense, et plongé dans une légère pénombre. Éclairées par une lumière tamisée, d’immenses colonnes en marbre —au nombre de 336— alignées dans une symétrie parfaite, et reposant, pour deux d’entre elles, sur des socles représentant Méduse, se reflètent dans des bassins remplis d’eau. Cette réserve, qui a été pendant longtemps hors d’usage et qui a été rouverte récemment, servait à l’époque, à alimenter en eau le palais impérial et ses alentours. Se faufiler entre ces bassins nous plonge soudainement dans une autre époque, en nous donnant l’impression d’être dans la villa d’un riche notable romain à l’intérieur duquel des impluviums remplis d’eau ont été creusés à même le sol. De retour à l’extérieur, sur la grande place grouillante de monde, où s’entrecroisent chaque jour des milliers de voyageurs venus du monde entier, il est impossible de ne pas les remarquer : il s’agit des fameux chats d’Istanbul dont la silhouette nous est devenue familière, à force de les croiser, à chaque fois, sur notre passage. Silhouette robuste pour les uns, allure plus frêle pour d’autres, félins au ventre bien arrondi, ils règnent en maîtres absolus sur la ville. Assoupis sous un porche, perchés sur un étal ou paressant au soleil, ils ne manquent jamais de nourriture et sont chouchoutés par les habitants et les visiteurs de passage qui rivalisent d’attention pour dorloter ces citoyens à quatre pattes. L’art de vivre des Stambouliotes, et des Turcs en général, ne se révèle pas seulement dans cette attention quasi sacrée portée aux animaux. Il s’exprime avec la même force dans cette volonté constante de préserver et de faire revivre le passé. Ce désir de maintenir intacts les coutumes, les traditions, le patrimoine culinaire et l’héritage architectural se niche dans les moindres détails, façonnant le quotidien des vieux quartiers d’Istanbul comme celui des villages les plus reculés de l’ancienne Anatolie.
Bodrum : escapade de rêve et destination touristique aux allures de carte postale
Située au sud-ouest du pays, sur la côte de la mer Egée, Bodrum est une coquette ville balnéaire de deux cent mille habitants, relevant du département de Mugla, qui accueille un nombre très élevé de touristes, dont le nombre peut dépasser deux millions et atteindre trois millions en été, nous informe Asmen, notre accompagnateur et guide turc. Destination prisée des célébrités qui aiment passer discrètement leurs vacances, à bord de leur yacht, dans les très belles criques sauvages de la région, Bodrum est également une très belle cité, dotée d’un port où sont amarrés de magnifiques voiliers et yachts de plaisance qui représentent une des principales attractions touristiques de la région. Toutes les catégories de touristes désirant y passer leurs vacances, peuvent trouver tout ce qu’ils désirent et allier le plaisir de la baignade, au shopping dans les boutiques de grandes enseignes internationales de mode internationale, tout en allant à la découverte des monuments et des sites historiques.
Le tombeau de Mausole:
une des sept merveilles du monde antique
Un des circuits les plus intéressants inclut le Château Saint-Pierre de Bodrum, édifié à partir du XVe siècle, par les Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et dont les épaisses murailles et remparts en pierre abritent une chapelle très bien conservée qui a été convertie en mosquée sous l’empire ottoman comme en témoigne le minaret qui a été rajouté au dessus de l’édifice. Au cœur du château, le musée d’archéologie sous-marine de Bodrum, l’un des plus beaux au monde, abrite une exceptionnelle collection de vestiges et de trésors provenant de fouilles sous-marines réalisées sur des épaves antiques millénaires ainsi que la gigantesque maquette de l’épave d’un vaisseau datant probablement de l’époque byzantine. En quittant le château Saint-Pierre de Bodrum et en longeant le quai, le visiteur découvre un autre témoignage de l’histoire antique de la ville : le site du tombeau de Mausole, considéré comme l’une des sept merveilles du monde antique. “C’est de là que vient le terme mausolée”, nous explique notre guide. Pour les visiteurs curieux de plonger dans l’histoire de cette cité et découvrir ses us et ses coutumes, ils peuvent prolonger leur visite en se rendant sur les hauteurs de Bodrum où les vestiges d’anciens moulins à vent plantés sur le flanc de la falaise et construits au XVIIIe siècle pour moudre le blé local de la région, comme nous l’explique notre guide turc, offrent une vue saisissante sur les eaux turquoise de la mer Égée et son ballet incessant de voiliers. Entre vestiges millénaires, paysages à couper le souffle et cités modernes où l’histoire dialogue si bien avec la modernité et où le présent se rattache au passé, la Turquie exerce une fascination singulière. Elle séduit, émerveille et laisse dans le cœur de ceux qui la découvrent une empreinte indélébile. Si bien qu’au moment du départ, une seule certitude s’impose : celle de n’avoir qu’une envie, y revenir au plus vite pour renouer avec la magie de ses paysages et la richesse de son patrimoine.


























